Best of Arbres Chats

Grâce à la Société Francophone de Cynotechnie, voici l’article publié par le Dr Antoine Bouveresse qui fait le point sur la maladie et les recherches en cours qui permettront de déterminer la prévalence et le mode de transmission de la CMH.

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Les CMH sont les pathologies cardiaques les plus fréquentes de l’arbre a chat, elles peuvent être primitives ou secondaires (hypertension, hyperthyroïdie…).

Ce sont des maladies du muscle cardiaque, elles sont caractérisées par une hypertrophie du myocarde, et microscopiquement les fibres musculaires paraissent désorganisées.

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Génétique et pathogénie

Le caractère héréditaire est reconnu chez l’homme (au moins 240 mutations portant sur 7 gènes des protéines du sarcomère), le Maine Coon, et plusieurs familles de chats assimilés Shorthair.

Kittleson, en 1999, détermine à partir d’arbres généalogiques une transmission sur un mode autosomique dominant avec une pénétrance de 100%. Dans ce modèle, tout sujet porteur développerait la maladie à plus ou moins long terme.

Puis, c’est Meurs qui observe une diminution de la protéine cMyBP-C (cardiac myosin binding protein C). Elle découvre une mutation du gène MyBPC3 qui induit la synthèse d’une protéine fragilisée qui sera rapidement dégradée au lieu d’être intégrée au sarcomère.

Parallèlement, elle observe que la myomésine est diminuée dans le sarcomère de chat atteint et la myosine migre de manière anormale, probablement car sa fixation correcte au sein du sarcomère est un dès rôle de la cMyBP-C.

Expression clinique et diagnostic

Les symptômes apparaissent à des âges variables et peuvent aller de manifestations frustres et peu spécifiques à la mort subite.

L’auscultation d’un souffle, d’un bruit de galop ou d’un trouble du rythme est fréquente.

Les symptômes d’insuffisance cardiaque gauche, ou signes congestifs sont les l’oedème pulmonaire et l’épanchement pleural.

Une embolie artérielle iliaque conduit à une paralysie brutale et douloureuse d’un ou des deux membres postérieurs associée à la disparition du pouls fémoral. Elle est très évocatrice d’une CMH.

Des épisodes de syncopes peuvent apparaître en cas d’évolution obstructive de la maladie.

En matière de diagnostic, la radiographie thoracique est décevante, puisque l’hypertrophie du myocarde est concentrique et ne modifie que très peu la silhouette cardiaque.

Elle est néanmoins indispensable pour évoluer l’oedème pulmonaire et/ ou l’épanchement pleural associé. Elle permet aussi d’exclure de nombreuses maladies responsables de troubles respiratoires non liées à une pathologie cardiaque.

L’échographie cardiaque est l’examen de choix. Toute épaisseur diastolique du myocarde supérieure à 6 mm est considérée comme diagnostique d’une CMH (primitive ou secondaire).

Au-delà, cet examen permet de mettre en évidence de nombreux signes qui seront utile lors du suivi individuel (présence de thrombus, hétérogénéité cardiaque…)

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Dépistage et conduite d’élevage

Le dépistage offre deux possibilités :

-Soit se baser sur les phénotypes (expression physique de la maladie génétique) par échographie (avant le mise à la reproduction puis tous les ans) et en déduire le génotype.

-Soit rechercher l’anomalie génétique.

Or l’élevage impose plusieurs contraintes : un diagnostic précoce, avant la reproduction, voire même avant l’age du choix d’élever un animal pour en faire un reproducteur.

L’éleveur recherchera une méthode simple et économique, alors que l’échographie de dépistage de CMH demande un matériel spécifique et coûteux et un expérimentateur rodé !

Le dépistage génétique semble donc tout à fait indiqué : il est très fiable, son prix est inférieur à celui d’une échographie cardiaque et peut être effectué dès que l’animal est identifié.

Au contraire l’échographie ne peut que mettre en évidence les symptôme d’une maladie qui peuvent n’apparaître que tard dans la vie d’un individu (parfois après qu’il ait déjà reproduit). Un simple frottis buccal suffit, pas de prise de sang stressante !!

ATTENTION néanmoins, le Docteur ROUSSELOT a insisté sur le fait que le test génétique ne fera que dire si l’animal est porteur ou non de la mutation MyBPC3.

OR il reste fortement probable que comme chez l’homme, de nombreux gènes soient en cause. Seule l’échographie pourrait détecter un animal présentant une CMH héréditaire non liée à une mutation de MyBPC3.

De même, la pénétration considérée comme complète (tous les chats atteints développeront la maladie) commence à être remise en cause. Dans cette hypothèse, certains animaux pourraient être porteurs de l’anomalie génétique et ne pas développer la maladie.

Actuellement les études montrent que 4% des Maine Coon sont doubles porteurs de la mutation MyBPC3 (homozygotes atteints). Ils développent une forme grave et rapide de CMH, il semble donc nécessaire de les retirer de la reproduction (de la commercialisation ?).

Parallèlement, environ 38,5% des Maine Coon sont hétérozygotes porteurs de MyBPC3 normal et de MyBPC3 muté. Ils développeront une CMH plus tardive et moins violente. Faut-il les écarter de la reproduction au risque de voir émerger d’autres tares et de diminuer la diversité génétique de l’espèce ? Existe-t-il des porteurs sains ?

Des études sur la prévalence et le mode de transmission des CMH du Maine Coon entreprises par le laboratoire de Génétique Moléculaire de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort (Dr Marie ABITBOL) devraient apporter des réponses dans un futur proche.

Comprendre le chat :

Diane est new-yorkaise. Là-bas, comme ici, les chats errants ont la vie dure et Diane n’est pas insensible à leur sort. Pour leur venir en aide, elle a conçu un site diaboliquement tendre où elle crée et propose des dessins fantaisistes libres de droits pour agrémenter les écrans des passionnés de chats. Venez vous servir, elle adore ça ! Pas facile de fédérer les bonnes volontés et de récolter des fonds pour la protection des chats errants sans être tristounet ni rasoir. Diane y a bien pensé et a trouvé la solution : sur son site Diabella Loves Cats, elle alterne avec bonheur, les actions menées et des dessins fantaisistes dans la grandes tradition des vignettes victoriennes. Mais elle ne s’est pas arrêtée là. Une grande partie de son site est consacré à des vignettes et des bannières qu’elle crée elle-même et qu’elle offre, libres de droits, à tous ceux qui aiment les chats. Visite obligatoire.

« Ce n’est pas par hasard si je consacre une si grande partie de mon temps et de mon énergie aux associations d’aide aux chats. C’est une suite logique du travail que j’ai toujours accompli en recueillant des chats errants depuis des années, et à l’amour et la compassion que j’ai toujours ressentis pour eux. C’est aussi lié à mon désir de voir les choses changer pour les animaux. « J’ai créé Diabella Loves Cats en novembre 1997, afin d’aider dans les relations publiques et les levées de fond que j’effectuais alors pour The Dog Who Rescues Cats (le Chien qui sauve des chats) et Kings Highway Cat Rescue, une association, et aussi dans le but de tenir le public informé des conditions horribles qui étaient celles des chats errants. Cette ferveur est allée croissant et il y maintenant près de 40 pages en ligne ; la dernière en date étant Diabella’s Yellow Pages of Online Shelter & Rescue Facilities, un annuaire en ligne des refuges et des associations d’aide qui a déjà aidé plusieurs animaux à retrouver un foyer. Je me suis vite rendue compte que l’aide aux chats errants pouvait être un sujet assez déprimant. J’ai donc décidé de contrebalancer cela en truffant le site d’humour, de fantaisie et de fantastique.

Un bon exemple en est le Cat Café – le Café du Chat -, un endroit où imaginaire et réalité se croisent grâce à un juke box qui fait bien plus que jouer de la musique. « Etant de nature créative, j’ai toujours adoré dessiner des affiches ou des panneaux pour les refuges. Quand je n’y étais pas occupé, je faisais moi-même mes cartes de vœux. Qui eut cru que je pourrais un jour faire ça sur un ordinateur? Après avoir beaucoup surfé sur Internet, notamment sur des sites consacrés aux chats, et vu beaucoup de graphiques et de dessins, j’eus un déclic et l’envie me prit de créer des cartes gaies et colorées qui serviraient à faire passer des messages pro-chats. Et des dessins qui véhiculeraient une image du chat comme étant un animal attachant, malicieux, mais avant tout délicieux. » « Mais comment allais-je faire sans papier et avec un pinceau électronique ? Je demandais conseil à mes chats. Ils me dirent d’acheter Paint Shop Pro. Ce que je fis. Et je passai des mois entiers à lire et relire le manuel d’utilisation en allant et en revenant de mon travail. En 1999, Diabella’s Vintage Cat Graphics vit le jour. Les images devinrent rapidement très populaires dans la communauté féline d’Internet. Et je dois avouer qu’à chaque fois que je tombe sur un de mes graphiques, je souris comme un chat du Cheshire, car j’arrive à voir l’humour caché dans mes dessins. J’ai encore du mal à croire que c’est moi qui ai fait tout ça, et sans papier ni crayon, à part mon pinceau électronique.

Que ce soit avec du vrai papier, ou sur un ordinateur, je trouve qu’il est très amusant de créer des images. Peut-être parce que cela me ramène à mon enfance, remplie de boîtes de peinture et de livres de coloriage. Mais ce qui passe avant tout, bien sûr, c’est d’aider les animaux et d’essayer de leur faire un monde meilleur. Et si un seul de mes dessins peut aider un seul animal, alors j’aurai le sentiment d’avoir fait quelque chose d’utile. » « Je suis tombée sur aniwa.com en cherchant des pages sur le comportement du chat. C’était comme tomber sur une mine d’or. Votre site est un vrai trésor. Devant mon écran, avec aniwa.com et une canette de soda, je ne peux rien espérer de mieux… à part peut-être un autre chat! »

Certificat de capacité pour éleveurs

Eleveurs, ceci vous intéresse. La nouvelle législation qui régit l’élevage canin et félin se met en place et les textes d’application sont publiés. En premier lieu, ceux concernant le certificat de capacité désormais obligatoire pour toutes les personnes qui souhaitent élever des animaux domestiques.
2020 est une année charnière pour tous ceux qui s’intéressent aux animaux domestiques, qu’ils les élèvent, les vendent ou les détiennent. Il est désormais nécessaire pour pratiquer ces activités, même à l’échelle familiale et dans le cadre d’une activité secondaire, de satisfaire à certaines exigences. Ce, pour aller dans le sens d’un meilleur contrôle de la filière et d’un plus grand bien-être des animaux. Si la réglementation concernant la mise en place et l’utilisation d’installations conformes aux règles sanitaires et de protection des animaux ne sont pas encore définitives, surtout pour les petites structures, le contenu et les conditions d’obtention du certificat de capacité sont eux bien définis. Les textes ci-dessous présentent précisément les conditions de demande du certificat de capacité, les lieux de passage de l’examen, son contenu et sa forme.


 Qu’y a-t-il dans le certificat de capacité ?

Le certificat de capacité a pour but de s’assurer d’un niveau de connaissances suffisant pour satisfaire aux besoins des animaux qui sont sous la responsabilité des personnes qui en ont la charge. Il se présente sous la forme de 30 questions à choix multiple posées parmi un choix aléatoire de 500 questions portant sur 6 domaines :
– l’alimentation ;
– le comportement ;
– le logement ;
– la réglementation ;
– la reproduction ;
– les soins, l’hygiène et la santé.
Les 30 questions sont tirées au sort sur l’ensemble du référentiel en privilégiant 3 secteurs d’activités choisis par le candidat parmi les 5 options suivantes :
– chiens ;
– chats ;
– autres espèces ;
– exposition/vente ;
– éducation.
Néanmoins, aucun domaine de compétence n’est exclu à priori du champ des questions posées.
Les questions apparaissent l’une après l’autre sur l’écran, sous une forme écrite, accompagnées d’une photographie qui sert de support à la question ou qui en est une simple illustration. Le nombre de bonnes réponses est affiché. Le candidat clique simplement avec sa souris sur la ou les bonnes réponses, ce qui lui permet de passer à la question suivante. Il n’y a pas de retour en arrière possible.
La durée normale de l’évaluation est de 30 minutes et l’ordinateur interrompt automatiquement cette évaluation au bout d’une heure. A l’issue de ce délai, le logiciel affiche un message de fin, arrête la phase d’évaluation et passe à la correction.
La correction est entièrement automatisée et quasi-instantanée. Le logiciel analyse les réponses données, en considérant comme justes les items pour lesquels toutes les réponses justes ont été cliquées.
Le nombre de réponses justes nécessaires pour obtenir l’attestation de connaissances est fixé à 18.

Réforme de l’élevage de cobayes et de chiens

 Que ce soit par téléphone, par courrier électronique ou par fax, les « petits » éleveurs réagissent en ayant la désagréable impression d’avoir « été floués » dans un débat entre eux et le ministère… un débat qui n’a pas eu lieu.


 Notre point de vue

A la lecture de cette pétition, nous n’épouserons pas la requête N°1 « abrogeant la possibilité pour tout chien né avec un pedigree de donner naissance automatiquement, au titre de la descendance, sans aucun examen de sélection à des produits inscrits au livre généalogique ». Cette demande revient à maintenir l’examen de confirmation, lequel doit être abrogé.
En effet, le LOF est largement minoritaire sur le marché du chien dit « de race ou d’apparence de race ». Si demain, sur un marché estimé de 800 000 à 900 000 transactions annuelles, le LOF – qui a l’exclusivité de l’appellation chien de race – passe de 160 000 à 300 000 inscriptions annuelles, nous aurons alors tout loisir de faire une sélection de masse. Actuellement, tant que l’examen de confirmation est la règle, que faisons-nous à part nous contenter d’assurer le renouvellement des générations avec une minorité de sujets confirmés (plus précisément, 30 à 50% des sujets confirmés qui reproduisent effectivement) ? Dans plusieurs races, la réduction du pool génétique et la disparition de nombreuses lignées inquiètent les éleveurs et les juges sérieux. Soit, la lutte contre les malformations (DH, ED, etc.) a fait de sérieux progrès au cours des vingt dernières années mais rien n’empêche tout éleveur impliqué de continuer à en tenir compte lorsqu’il s’agit de choisir un étalon.
Nous pensons que tout éleveur sérieux, qu’il fasse naître 2 ou 40 portées dans l’année, continuera de travailler comme auparavant : il n’utilisera plus des sujets confirmés, certes, mais des sujets ayant passé le fameux examen de certification afin que tous les chiots nés dans son élevage puissent porter son affixe. Si ses reproducteurs passaient les différents examens, il n’y a aucune raison pour qu’il cesse ses habitudes. En revanche, nous allons nous diriger vers un marché « à l’américaine » où il y aura une fourchette de prix au sein d’une même race : un chiot juste inscrit issu de deux géniteurs « avec pedigree » n’aura pas le même prix de vente qu’un chiot issu de géniteurs recommandés par l’association de race.
Il appartiendra aux responsables de la cynophilie d’améliorer leur communication sur le sujet afin de permettre aux futurs acquéreurs de bien appréhender les différences de prix d’une portée à l’autre et d’apprécier le niveau de sélection des géniteurs. Ce point demandera beaucoup d’efforts quand on voit, dans la pratique, ce qui se passe pour les portées « cotées ».
Pour le point 3 : le titre de Reproducteur Certifié sera normalement géré par les associations de races en accord avec la commission zootechnique de la Société centrale canine.

Pour le point 5 : le choix d’un assouplissement concernant le nombre de portées risque, dans l’état actuel de nos informations, d’être caduque. L’équipe chargée de « pondre » le texte du projet avait une alternative pour quantifier qui est éleveur et qui ne l’est pas : le nombre de portées (2 en l’occurrence) ou le nombre de chiots effectivement produits dans l’année (ce qui aurait été un choix plus judicieux).
Les exemples abondent : prenons le cas d’un passionné qui fait trois portées dans l’année. Manque de chance, à chaque fois, il n’y a qu’un seul chiot de viable, qui sera cédé au-delà de ses huit semaines.
Un de ses confrères, plus chanceux, est considéré comme un particulier, puisqu’il n’a fait, au cours de l’année, qu’une seule portée. Coup de chance, sa femelle a mis bas 6 chiots sains, costauds et qui ont tous quitté l’élevage à l’âge de 9/10 semaines.

Dans le 1er cas, il s’agit bien d’un éleveur (d’après les textes en vigueur) qui n’aura fait naître que trois chiots dans l’année.
Dans le 2e cas, il s’agit d’un particulier (toujours selon les nouvelles règles) qui aura fait naître 6 chiots, soit deux fois plus que son confrère… éleveur.
Dans d’autres pays (USA, Suisse…) c’est bien le nombre réel de chiots qui est pris en compte et non pas le nombre de portées qui ne signifie plus grand chose.

Pour le point 6 : nous sommes tout à fait d’accord : les investissements que de nombreux éleveurs devront réaliser ne pourront jamais être amortis SI la structure de leur élevage n’excède pas deux portées par an…

Les expositions de chat Loof : une confirmation est-elle à prévoir ?

Alors que l’on parle de plus en plus de la suppression de la confirmation chez le chien, le monde du chat s’interroge sur la mise en place d’un tel examen. Gérard Destal, président de la Fédération pour la gestion du Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) répond à nos questions.
La confirmation, tradition cynophile bien française, consiste à examiner à un âge déterminé un animal inscrit à un livre généalogique pour vérifier s’il correspond bien au standard de sa race et troquer son certificat de naissance initial contre un pedigree définitif. Pour des raisons diverses, cette procédure est de plus en plus remise en question. Parallèlement, le monde du chat s’interroge sur la mise en place d’un système de confirmation pour les futurs reproducteurs. Gérard Destal nous donne son point de vue sur le sujet.
Aniwa : Gérard Destal, parmi les nombreux chantiers du LOOF, la mise en place d’une confirmation pour les chats revient de plus en plus souvent. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Gérard Destal : C’est exact, la question se pose aujourd’hui d’instaurer une confirmation pour les chats de race. Depuis 9 mois maintenant que toutes les demandes de pedigrees sont traitées par le LOOF, nous nous rendons compte que certains chats n’ont jamais été vus. Nous réalisons actuellement des pedigrees sous la foi des inscriptions au livre généalogique des parents, sans avoir la moindre idée de ce à quoi ils ressemblent. Il nous faudrait faire un peu l’état des lieux de la population des chats de race en France, et la confirmation serait un plus.

Peut-on imaginer une confirmation sur le même modèle que celle pratiquée sur les races canines ?

Non, pas tout à fait et pour une raison simple. Quand il naît, un chien de race n’obtient pas un pedigree, mais un certificat de naissance sur lequel est rapportée sa généalogie. Son pedigree définitif ne lui est délivré que lorsqu’un expert a vérifié qu’il correspond bien au standard de la race à laquelle il appartient.
Nous ne souhaitons pas mettre en place ce système car un chat de race, issu de deux chats de race, a droit à son pedigree puisque sa généalogie n’est pas remise en question. En revanche, ce sont les géniteurs qu’il faut contrôler. La confirmation que nous aimerions mettre en place serait en fait une « autorisation de reproduire » qui ne remettrait pas en cause la généalogie, mais devrait limiter l’usage de reproducteurs hors standard.

Comment envisagez-vous techniquement la mise en place de cette « autorisation de reproduire »?

Plusieurs hypothèses sont à l’étude, mais on pourrait à l’occasion de certaines expositions définies au préalable, organiser des séances de confirmation en marge du concours. Ces séances pourraient être assurées par des juges agréés et suivre une procédure précise. Par exemple, pourquoi ne pas mettre au point une grille de jugement qui serait remplie par trois juges différents lors de la séance et dont la moyenne des points attribués serait retenue. Ce n’est qu’une piste, mais nous devons être les plus justes possible. Il est important de rappeler que dans le cadre d’une confirmation, le chat ne doit pas être jugé par rapport aux autres concurrents mais seulement par rapport au standard et que l’aspect pénalisant doit être mis sur les défauts qui risquent d’être transmis dans la descendance.

Envisagez-vous d’autres moyens de contrôle de la sélection ?

Oui, car il est difficile de juger sur la seule apparence physique la transmission de certaines tares et maladies. Mais nous pourrions mettre en place des classes de reproducteurs d’élite où les géniteurs seraient classés non seulement sur leurs résultas en expo, mais aussi sur ceux de leur descendance. On pourrait aussi imaginer que pour obtenir cette classification, les reproducteurs fournissent des documents les déclarant indemnes de certaines maladies héréditaires comme la PKD ou l’atrophie rétinienne progressive. Nous travaillons dans ce sens, ainsi que dans celui d’une meilleure transparence de la filiation avec des contrôles ADN. Les tests ADN seront d’ailleurs indispensables quand la pratique de l’insémination artificielle se généralisera. Mais ceci est une autre histoire.

Antagène et ses tests pour animaux

Le laboratoire ANTAGENE annonce la commercialisation de deux nouveaux tests génétiques

Ils permettant de dépister la rétinopathie multifocale ou canine multifocal retinopathy (CMR) chez le Coton de Tuléar, Montagne des Pyrénées, Mastiff et Bullmastiff. La rétinopathie multifocale se caractérise par des lésions et un décollement de la rétine en plusieurs endroits, empêchant la rétine de fonctionner normalement. Cette maladie oculaire se développe à partir de 4 mois et progresse lentement avec une grande variabilité dans l’expression clinique.

L’étendue des symptômes reste assez mal connue actuellement. Le chien peut ne présenter aucun problème apparent de vision comme il peut devenir aveugle. Cette pathologie héréditaire est homologue d’une maladie humaine nommée dystrophie vitelliforme ou maladie de Best. Cette pathologie oculaire est due à deux mutations différentes dans le gène VMD2 (vitelliform macular dystrophy 2) correspondant donc à deux formes génétiques différentes de la maladie CMR1 et CMR2 : -le test CMR1 détecte la mutation responsable de la maladie chez le Montagne des Pyrénées, Mastiff et Bullmastiff, -le test CMR2 correspond à la seconde mutation présente chez le Coton de Tuléar.

La fréquence de chiens porteurs de ces mutations est de l’ordre de 5 à 20% selon les races. Une évaluation précise est en cours pour chaque race concernée. Ces deux nouveaux tests génétiques autorisent un diagnostic très précoce de la maladie bien avant l’apparition des premiers signes cliniques. Grâce à ces tests, les éleveurs peuvent également dépister très tôt les chiots porteurs sains, sélectionner les reproducteurs, adapter les croisements afin d’éviter de produire et de vendre des chiots atteints de rétinopathie multifocale. Des informations complètes concernant ce test et les modalités pour le commander sont disponibles sur le site web d’ANTAGENE : http://www.antagene.com/ (rubrique Chien et rubrique Commander) Contact : Marion Descamps contact@antagene.com Qui est Antagène ? ANTAGENE Le spécialiste des tests génétiques chien/chat ANTAGENE est une société de biotechnologie dont les principales missions sont de développer et de commercialiser des tests génétiques pour dépister les maladies génétiques les plus graves chez le chien et le chat. Les principaux utilisateurs de ces tests sont les éleveurs, les vétérinaires et les propriétaires de chien et de chat de race. ANTAGENE propose déjà, sous forme de prestation de services, des tests génétiques pour dépister des maladies oculaires, rénales, cardiaques, neuromusculaires ou métaboliques chez le chien et le chat, et une carte d’identité génétique pour vérifier les parentés, certifier les pedigrees et garantir l’origine des chiens et chats de race.

Les services d’ANTAGENE reposent sur les compétences et le savoir-faire d’une équipe de chercheurs, ingénieurs et techniciens, et sur un laboratoire d’analyses équipé des techniques les plus modernes en génétique moléculaire, génomique animale et bioinformatique. ANTAGENE conduit également des programmes de recherche sur les maladies génétiques les plus graves pour la santé et le bien-être du chien et du chat avec l’objectif de développer de nouveaux tests génétiques et d’améliorer les tests existants. Cette recherche est conduite en collaboration avec des laboratoires académiques, des universités et des écoles vétérinaires en Europe et aux Etats-Unis en s’appuyant sur un réseau de vétérinaires spécialisés. Ces programmes de recherche sont menés également en étroite association avec les clubs de race et les éleveurs.